___Confusion et clarté ; différemment lié, comme un vide et un tout. La vie m'arrache à ma propre perte. La vie en elle-même est ce que je définis et qualifie de perte. L'obligation-même de la conserver est une évidence. Une évidence, une clef qui m'obligerait à la garder, la soigner. Sans âme ni pensée, je serais une enveloppe corporelle vide, sans émotion qui me mettrait dans différent état d'âme. Je ne serais pas entrain de réfléchir à ce qui tracasse le fond de mes pensées. Je ne serais pas entrain de chercher la complexité, l'origine et le noyaux de cette pensée. Chaque chose devrait être à son temps pour ne plus me déboussoler, m'obliger à réfléchir. Ce que je veux dire, ce que j'entends.. Les choses devraient ne plus changer. De A à Z, elles devront rester immobiles dans ce tourbillon, ce flux de souvenirs, de pensées, de futilités qui m'entourent perpétuellement. Le passé est certes le vécu de mes anciennes années, je ne devrai même plus y songer puisque vivre dans le présent doit être la nouveauté de mes futures pensées. « Vivre dans le présent », une expression que chaque être s'abandonne à faire et qui pourtant ne certifie rien. Pourquoi tant de difficulté à défaire une pensée qui m'est gravée à l'esprit ? Tant de confusion dans certains points, tant de clarté dans d'autres points. Je ne m'y retrouve que si je ne me force pas à chercher. Mais qu'est-ce que je cherche réellement à savoir ? "Une question comme une autre qui vaut la peine de se poser." Remuons les terres du passé. Je me reconnais, là, à vouloir manipuler, changer les choses, espérer et attendre de tant de personnes. J'ai réalisé ô combien mes actes pouvaient être insignifiant à l'égard des autres et si significatif à ma vue. Ces espoirs illusoires naissant de ce sentiment superflu, j'en ai si souvent goûté. Cet enchaînement s'accompagne bien entendu de cette décevance qui résulte de ce sentiment humain, de ce sentiment superficiel. Vient ensuite, mon éveil. Oui, mon éveil, je qualifie cette phase, cette partie de ma vie d'éveil. J'ai su réaliser et mettre un terme à cette roue infernale qui me hissait tant bien que mal dans cette univers imaginaire. J'écris, j'écris.. pour finalement me rendre compte qu'il n'y a aucun but dans mes écrits puisque je n'ai toujours aucune réponse à mes questions. Pourtant et malheureusement, ce n'est qu'une petite parcelle de mon moi, de mon être, de ma pensée.
___Je n'ai plus rien à préserver. Ne serait-ce qu'une petite partie de ce que je croyais être précieux. Rien ne m'oblige à me revisionner ces moments que je croyais si cher à mon c½ur. Je me vois, je les vois. Mes souvenirs, mon attachement. Mes désirs ; ma déception.
Vous êtes perdus, j'en suis consciente.
@03/11/2009._
written by : D.__
Photo : modèle ; moi-même.
Thought : disorder.